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L’agent immobilier : une image ternie, un métier irremplaçable

Malgré les ventes réalisées par les professionnels de plus de 60 % (en rapport à 35% pour la vente entre particuliers), l’image de l’agent immobilier est toujours ternie par ces vieux démons. L’intermédiaire (ou « docteur de la pierre ») depuis 40 ans n’opte pour de réelles améliorations dans la pratique et apports de service supplémentaire.

Une concurrence depuis « la crise » et l’explosion d’Internet

Si la profession traditionnelle ne semble pas menacée par Internet, des sondages soulignent néanmoins une forte curiosité concernant les nouveaux réseaux low cost. À en croire cette étude, 83% des vendeurs envisagent la possibilité de recourir à l’avenir à ces «agences hybrides low cost» et 63% des agents estiment que ce créneau est une menace pour eux. Une appellation alambiquée qui vise les enseignes pratiquant des honoraires particulièrement réduits (avec souvent des services réduits) voire des tarifs forfaitaires, et non pas les réseaux de mandataires sans agences, qui existent depuis bien des années.

À la manière de PurpleBricks dans les pays anglo-saxons, ces nouveaux venus se développent en France, notamment sous la marque Proprioo ou encore Liberkeys. Leur notoriété est en construction puisque 40% des vendeurs identifient déjà cette tendance. En Normandie, la start-up Monaparte s’implante comme précurseur de ce nouveau genre d’agence immobilière « hybride » et se veut d’autant plus de proximité grâce à la compétence de leurs techniciens (habitants de l’agglomération).

Et si on baissait le prix ?

Dans un récent sondage, les vendeurs et agents immobiliers deviendraient les meilleurs amis du monde, contre une baisse de 20 % des honoraires. Preuve que l’argent est le nerf de cette guerre, 66% des particuliers qui ont vendu en direct affirment qu’ils auraient fait appel à un professionnel si les honoraires étaient plus faibles. Ils pourraient même envisager de se mettre d’accord autour d’une réduction de 20% des frais, sachant que les vendeurs réclament 26% et que les agents seraient prêts à consentir 18% de réduction. «Le fait qu’il y ait un terrain d’entente possible entre agents et vendeurs avec des différences de point de vue pas si importantes que cela est pour moi l’enseignement le plus surprenant de cette étude», souligne Sébastien de Lafond, président et cofondateur de Meilleurs Agents.

source : Figaro Immo